Actualité

Samedi 20 Octobre 2012 à 12:03

L’Œuvre pontificale de la propagation de la foi a produit une prière en français afin de souligner la canonisation de Kateri Tekakwitha, première sainte autochtone d’Amérique du Nord. La prière a été reprise à son tour par la communauté catholique innue de Mashteuiatsh (Québec) qui l’a traduite en innu-aimun, et que nous pouvons entendre dans cette vidéo. Dans la prière et dans l’action de grâce, le peuple Innu s’unit à tous les peuples des Premières Nations qui, avec l’Église universelle, célèbrent la sainteté d’une des leurs.

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Jeudi 18 Octobre 2012 à 11:48
Mgr Celli

Intervention de Mgr Claudo Maria Celli1, président du Conseil pontifical pour les communications sociales à la 13e congrégation générale du Synode qui a eu lieu le 16 octobre dernier. Voici un résumé de ses propos.

La nouvelle évangélisation nous demande d’être attentifs à la « nouveauté » du contexte culturel dans lequel nous sommes appelés à annoncer la Bonne Nouvelle, mais également à la « nouveauté » des méthodes à utiliser.

Les nouveaux médias sont en train de changer radicalement la culture dans laquelle nous vivons et offrent de nouveaux chemins pour partager le message de l’Évangile. Les nouvelles technologies n’ont pas seulement changé la façon de communiquer, mais ont transformées la communication même, en créant une nouvelle infrastructure culturelle qui est en train d’influer sur l’environnement de la communication et nous ne pouvons pas faire ce que nous avons toujours fait, même avec les nouvelles technologies.

L’arène numérique n’est pas un espace « virtuel » moins important du monde « réel » et, si la Bonne Nouvelle n’est pas proclamée aussi de façon « numérique », nous courons le risque d’abandonner beaucoup de personnes, pour lesquelles c’est celui-là, le monde dans lequel elles « vivent ».

L’Église est déjà présente dans l’espace numérique, mais le prochain défi est de changer notre style communicatif pour rendre cette présence efficace, s’occupant surtout de la question du langage. Dans le forum numérique, le discours est spontané, interactif, et participatif; dans l’Église, nous sommes habitués à utiliser des textes écrits comme moyen normal de communication. Je ne sais pas si cette forme peut parler aux plus jeunes, habitués à un langage ancré dans la convergence de mots, sons et images.

Nous sommes appelés à communiquer avec notre témoignage, en partageant dans les relations personnelles l’espoir qui nous habite. Nous ne pouvons diluer les contenus de notre foi, mais trouver de nouveaux moyens de l’exprimer dans sa plénitude.

Nous sommes obligés de nous exprimer de façon à impliquer les autres qui, à leur tour, partagent nos idées avec leurs amis et followers.

Nous avons besoin de valoriser les « voix » des nombreux catholiques présents dans les blogs, afin qu’ils puissent évangéliser, présenter l’enseignement de l’Église et répondre aux questions des autres.

Je pense à l’Église qui est appelée à instaurer un dialogue respectueux avec tous, à donner raison à l’espérance que tous portent dans leur cœur.

1 Pour aller plus loin, nous vous proposons cette entrevue que Mgr Celli a accordée au journaliste Frédéric Meunier, envoyé spécial permanent du journal La Croix, à Rome.

Source : Bureau de presse du Saint-Siège
Crédit photo : intermirifica.net

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Lundi 15 Octobre 2012 à 12:31

La première semaine du Synode a été rythmée par les prises de parole des pères synodaux dont certaines ont été particulièrement remarquées comme celle de Mgr André Léonard, président de la Conférence épiscopale belge. L’archevêque de Malines-Bruxelles a centré son intervention sur le rôle indispensable des femmes dans l’Église et leur contribution massive à la nouvelle évangélisation. Dans l’Église, rappelle Mgr André Léonard, « les deux tiers des effectifs sont des femmes. Beaucoup cependant se sentent discriminées ». « Il est temps de dire clairement que, si l’Église n’ordonne pas de femmes prêtres, ce n’est pas parce qu’elles seraient moins capables ou moins dignes! Au contraire ! ». C’est uniquement, précise-t-il, parce que « le prêtre n’est pas seulement un « ministre du culte », mais un représentant du Christ Époux venu épouser l’Humanité».

Le président de la Conférence épiscopale belge a ainsi appelé les pères synodaux à rendre grâce pour la qualité et la spécificité de l’apport massif des femmes à l’évangélisation. Des « gestes forts pour le signifier clairement », a-t-il clairement affirmé. « Sans des femmes heureuses, reconnues dans leur être propre et fières d’appartenir à l’Église, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation ». Plusieurs pères synodaux ont remercié Mgr Leonard pour ces déclarations, « beaucoup pensent cela, nous a-t-il confié, mais ne pensent peut-être pas à le dire ».

Source: Radio Vatican
Photo : Jahi Chikwendiu/WASHINGTON POST

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Samedi 13 Octobre 2012 à 12:28

Vendredi, le Pape a reçu l’ensemble des pères synodaux, les présidents des conférences épiscopales ainsi que l’archevêque de Canterbury et primat de l’Église anglicane, Rowan Williams, et le patriarche œcuménique de Constantinople, Sa Béatitude Bartoloméos I. Étaient présents également, des évêques qui ont participé il y a 50 ans au Concile Vatican II et dont les conditions de santé sont assez bonnes pour leur avoir permis ce déplacement à Rome à l’occasion du lancement de l’Année de la Foi.

Le christianisme un arbre en perpétuelle aurore

Sans s’étendre sur leurs souvenirs communs de cette période « si vivante, riche et féconde » que fut celle du Concile, le Pape préfère insister sur ce mot de Jean XXIII « aggiornamento », une parole italienne qui signifie « une mise à jour » et qui fut prononcée comme un leitmotiv pendant toute la durée du Concile. En ayant recours à ce terme, explique Benoît XVI, Jean XXIII a eu une intuition valable à l’époque comme aujourd’hui. « Le christianisme ne doit pas être considéré comme « quelque chose appartenant au passé », ne doit pas non plus être vécu avec un regard tourné « en arrière », parce que Jésus est passé, présent et pour l’éternité ».
« Le christianisme est toujours nouveau » et le Pape recourt à une métaphore : il ne peut être considéré comme un arbre qui, s’étant pleinement développé et ayant donné tous ses fruits, un beau jour vieillit et arrive au crépuscule de son énergie vitale. Pour Benoît XVI, le christianisme est un arbre « en perpétuelle aurore ». Aussi, poursuit-il devant les pères conciliaires, « cet « aggiornamento » ne signifie pas une rupture avec la tradition, mais en exprime la continuité vitale ; il ne signifie pas réduire la foi, l’abaissant à la mode des temps, à la mesure de ce qui plaît, à ce qui plaît à l’opinion publique, mais tout le contraire : comme le firent les pères conciliaires, nous devons (…) apporter l’aujourd’hui de notre temps à l’aujourd’hui de Dieu ».

La pureté de la foi est nécessaire à l’évangélisation

Avec le Concile, l’Église a appris qu’elle devait toujours parler à l’Homme contemporain, mais ceci ne peut advenir que « grâce à la force de ceux qui ont des racines profondes en Dieu, qui se laissent guider par lui et vivent dans la pureté leur propre foi ».
« La mémoire du passé est précieuse, mais n’est pas une fin en soi », conclut Benoît XVI. Pour lui, l’Année de la foi, qui s’est ouverte jeudi, est la meilleure manière de commémorer le Concile : « se concentrer sur le cœur de son message, un message de foi en Jésus, l’unique sauveur du monde ».

D’après Radio Vatican

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