Actualité

Lundi 19 Novembre 2012 à 08:21

Pour qui ne le saurait encore : les prochaines JMJ auront lieu à Rio de Janeiro au Brésil du 23 au 28 juillet 2013. Une importance toute particulière sera accordée à la dimension « missionnaire, solidaire et interculturelle de ces JMJ », autour du thème retenu par Benoît XVI « Allez! De toutes les nations, faites des disciples! »
Le message du Pape pour cette JMJ a été publié le 16 novembre dernier. Dès les premières lignes, Benoît XVI prend pour symbole de ce prochain rendez-vous des jeunes, la célèbre statue du Christ Rédempteur qui surplombe la ville de Rio: ses bras ouverts sont le signe de l’accueil que le Christ réserve à tous ceux qui viennent à lui, son cœur représente l’immense amour qu’il a pour chacun d’entre nous.

« Un véritable appel missionnaire »

Pourquoi publier un message avec 8 mois d’avance sur l’évènement? Tout simplement pour le méditer et se préparer sérieusement pour cette rencontre dont le thème « De toutes les Nations faites des disciples! » représente un véritable appel missionnaire. Ainsi, explique le Pape, cette année de cheminement vers la JMJ, qui coïncide avec l’Année de la Foi, associe les jeunes à cet élan missionnaire de toute l’Église: faire connaître le Christ. 
Et qui mieux que les jeunes peuvent se faire missionnaires auprès des autres jeunes. Dans cette « époque de progrès technologique inégalée, offrant des possibilités sans précédent d’interaction entre les Hommes et entre les peuples, écrit le Pape, cette mondialisation des échanges ne fera grandir le monde en humanité que si elle est fondée non pas sur le matérialisme mais sur l’amour. Dieu est amour. L’Homme qui oublie Dieu est sans espérance et devient incapable d’aimer son semblable. Voilà pourquoi il est urgent de témoigner de l’existence de Dieu, afin que chacun puisse en vivre. »

La mission est intrinsèque à la foi

Cet appel missionnaire, poursuit Benoît XVI, est adressé aux jeunes pour une autre raison: ils en ont besoin pour leur propre cheminement de foi. La Mission représente une dimension essentielle de la foi. On ne peut être un véritable chrétien sans évangéliser. Et le Pape rappelle alors que cette mission s’inscrit dans l’Histoire de l’Église, il rappelle ainsi ce qu’il a écrit dans l’introduction du YouCat, le catéchisme des jeunes remis à Madrid, « Vous devez connaître votre foi comme un spécialiste en informatique connaît le système de son ordinateur ». Il faut enraciner sa foi dans celle des générations qui nous ont précédés.
Connaître le Christ, explique ensuite le Pape, nous pousse à sortir de nous-mêmes, pour « aller » évangéliser. Plus nous connaissons le Christ, plus nous désirons l’annoncer. Et Benoît XVI conseille aux jeunes de laisser agir cet amour du Christ qui pousse à la Mission. Il écrit: « Laissez faire cet amour pour vaincre le repli sur vous-mêmes, vos problèmes, vos habitudes. Ayez le courage de sortir de vous-mêmes pour "aller" à la rencontre des autres, et les guider vers la rencontre avec Dieu. »

Se faire missionnaire sur le Web et en voyage

L’annonce à « À toutes les nations », car explique le Pape, Dieu veut que tous soient sauvés. Et il signale deux domaines où l’engagement des jeunes est particulièrement requis: le monde des communications sociales en particulier le monde d’Internet. En évitant ses pièges: le risque de dépendance, le danger de confondre le réel et le virtuel, de substituer la rencontre et le dialogue direct par des contacts sur le Web. L’autre domaine est celui des voyages: soit pour les études, soit pour le travail ou les loisirs, les jeunes voyagent. Le Pape pense aussi à tous les mouvements migratoires, où des millions de personnes se déplacent et changent de régions ou de pays pour des raisons économiques ou sociales. Ces phénomènes, poursuit le Pape, peuvent aussi devenir de providentielles occasions pour la diffusion de l’Évangile. Communiquer la joie de la rencontre avec le Christ : voilà un cadeau magnifique que vous pourriez faire à ceux qui vous accueillent. Un champ de mission infini.

Témoigner et prier

« Faites des disciples », et le Pape dit savoir combien il est parfois difficile de faire faire à nos amis une expérience de foi. Il recommande la proximité et tout simplement le témoignage. C’est par là que Dieu touche les cœurs.
Dernières recommandations aux jeunes: affermir leur mission d’évangélisation par la prière et les Sacrements. L’Eucharistie et le sacrement de réconciliation ne peuvent être négligés.

Persévérance et courage

Le Pape en est bien conscient: « La Parole de Dieu suscite des fermetures ou des oppositions. Dans certaines régions du monde, de jeunes chrétiens souffrent de ne pouvoir témoigner de leur Foi, en l’absence de liberté religieuse. » Oui, il faudra faire preuve de persévérance et de courage. Les jeunes sont avertis. Annoncer l’Évangile n’est pas toujours une partie de plaisir.

Site officiel des JMJ Rio 2013

Bande-annonce officielle

Source: Radio Vatican

Ajouter un commentaire
Samedi 20 Octobre 2012 à 12:03

L’Œuvre pontificale de la propagation de la foi a produit une prière en français afin de souligner la canonisation de Kateri Tekakwitha, première sainte autochtone d’Amérique du Nord. La prière a été reprise à son tour par la communauté catholique innue de Mashteuiatsh (Québec) qui l’a traduite en innu-aimun, et que nous pouvons entendre dans cette vidéo. Dans la prière et dans l’action de grâce, le peuple Innu s’unit à tous les peuples des Premières Nations qui, avec l’Église universelle, célèbrent la sainteté d’une des leurs.

Ajouter un commentaire
Jeudi 18 Octobre 2012 à 11:48
Mgr Celli

Intervention de Mgr Claudo Maria Celli1, président du Conseil pontifical pour les communications sociales à la 13e congrégation générale du Synode qui a eu lieu le 16 octobre dernier. Voici un résumé de ses propos.

La nouvelle évangélisation nous demande d’être attentifs à la « nouveauté » du contexte culturel dans lequel nous sommes appelés à annoncer la Bonne Nouvelle, mais également à la « nouveauté » des méthodes à utiliser.

Les nouveaux médias sont en train de changer radicalement la culture dans laquelle nous vivons et offrent de nouveaux chemins pour partager le message de l’Évangile. Les nouvelles technologies n’ont pas seulement changé la façon de communiquer, mais ont transformées la communication même, en créant une nouvelle infrastructure culturelle qui est en train d’influer sur l’environnement de la communication et nous ne pouvons pas faire ce que nous avons toujours fait, même avec les nouvelles technologies.

L’arène numérique n’est pas un espace « virtuel » moins important du monde « réel » et, si la Bonne Nouvelle n’est pas proclamée aussi de façon « numérique », nous courons le risque d’abandonner beaucoup de personnes, pour lesquelles c’est celui-là, le monde dans lequel elles « vivent ».

L’Église est déjà présente dans l’espace numérique, mais le prochain défi est de changer notre style communicatif pour rendre cette présence efficace, s’occupant surtout de la question du langage. Dans le forum numérique, le discours est spontané, interactif, et participatif; dans l’Église, nous sommes habitués à utiliser des textes écrits comme moyen normal de communication. Je ne sais pas si cette forme peut parler aux plus jeunes, habitués à un langage ancré dans la convergence de mots, sons et images.

Nous sommes appelés à communiquer avec notre témoignage, en partageant dans les relations personnelles l’espoir qui nous habite. Nous ne pouvons diluer les contenus de notre foi, mais trouver de nouveaux moyens de l’exprimer dans sa plénitude.

Nous sommes obligés de nous exprimer de façon à impliquer les autres qui, à leur tour, partagent nos idées avec leurs amis et followers.

Nous avons besoin de valoriser les « voix » des nombreux catholiques présents dans les blogs, afin qu’ils puissent évangéliser, présenter l’enseignement de l’Église et répondre aux questions des autres.

Je pense à l’Église qui est appelée à instaurer un dialogue respectueux avec tous, à donner raison à l’espérance que tous portent dans leur cœur.

1 Pour aller plus loin, nous vous proposons cette entrevue que Mgr Celli a accordée au journaliste Frédéric Meunier, envoyé spécial permanent du journal La Croix, à Rome.

Source : Bureau de presse du Saint-Siège
Crédit photo : intermirifica.net

Ajouter un commentaire
Lundi 15 Octobre 2012 à 12:31

La première semaine du Synode a été rythmée par les prises de parole des pères synodaux dont certaines ont été particulièrement remarquées comme celle de Mgr André Léonard, président de la Conférence épiscopale belge. L’archevêque de Malines-Bruxelles a centré son intervention sur le rôle indispensable des femmes dans l’Église et leur contribution massive à la nouvelle évangélisation. Dans l’Église, rappelle Mgr André Léonard, « les deux tiers des effectifs sont des femmes. Beaucoup cependant se sentent discriminées ». « Il est temps de dire clairement que, si l’Église n’ordonne pas de femmes prêtres, ce n’est pas parce qu’elles seraient moins capables ou moins dignes! Au contraire ! ». C’est uniquement, précise-t-il, parce que « le prêtre n’est pas seulement un « ministre du culte », mais un représentant du Christ Époux venu épouser l’Humanité».

Le président de la Conférence épiscopale belge a ainsi appelé les pères synodaux à rendre grâce pour la qualité et la spécificité de l’apport massif des femmes à l’évangélisation. Des « gestes forts pour le signifier clairement », a-t-il clairement affirmé. « Sans des femmes heureuses, reconnues dans leur être propre et fières d’appartenir à l’Église, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation ». Plusieurs pères synodaux ont remercié Mgr Leonard pour ces déclarations, « beaucoup pensent cela, nous a-t-il confié, mais ne pensent peut-être pas à le dire ».

Source: Radio Vatican
Photo : Jahi Chikwendiu/WASHINGTON POST

Ajouter un commentaire

Pages