Actualité

Lundi 15 Octobre 2012 à 12:31

La première semaine du Synode a été rythmée par les prises de parole des pères synodaux dont certaines ont été particulièrement remarquées comme celle de Mgr André Léonard, président de la Conférence épiscopale belge. L’archevêque de Malines-Bruxelles a centré son intervention sur le rôle indispensable des femmes dans l’Église et leur contribution massive à la nouvelle évangélisation. Dans l’Église, rappelle Mgr André Léonard, « les deux tiers des effectifs sont des femmes. Beaucoup cependant se sentent discriminées ». « Il est temps de dire clairement que, si l’Église n’ordonne pas de femmes prêtres, ce n’est pas parce qu’elles seraient moins capables ou moins dignes! Au contraire ! ». C’est uniquement, précise-t-il, parce que « le prêtre n’est pas seulement un « ministre du culte », mais un représentant du Christ Époux venu épouser l’Humanité».

Le président de la Conférence épiscopale belge a ainsi appelé les pères synodaux à rendre grâce pour la qualité et la spécificité de l’apport massif des femmes à l’évangélisation. Des « gestes forts pour le signifier clairement », a-t-il clairement affirmé. « Sans des femmes heureuses, reconnues dans leur être propre et fières d’appartenir à l’Église, il n’y aura pas de nouvelle évangélisation ». Plusieurs pères synodaux ont remercié Mgr Leonard pour ces déclarations, « beaucoup pensent cela, nous a-t-il confié, mais ne pensent peut-être pas à le dire ».

Source: Radio Vatican
Photo : Jahi Chikwendiu/WASHINGTON POST

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Samedi 13 Octobre 2012 à 12:28

Vendredi, le Pape a reçu l’ensemble des pères synodaux, les présidents des conférences épiscopales ainsi que l’archevêque de Canterbury et primat de l’Église anglicane, Rowan Williams, et le patriarche œcuménique de Constantinople, Sa Béatitude Bartoloméos I. Étaient présents également, des évêques qui ont participé il y a 50 ans au Concile Vatican II et dont les conditions de santé sont assez bonnes pour leur avoir permis ce déplacement à Rome à l’occasion du lancement de l’Année de la Foi.

Le christianisme un arbre en perpétuelle aurore

Sans s’étendre sur leurs souvenirs communs de cette période « si vivante, riche et féconde » que fut celle du Concile, le Pape préfère insister sur ce mot de Jean XXIII « aggiornamento », une parole italienne qui signifie « une mise à jour » et qui fut prononcée comme un leitmotiv pendant toute la durée du Concile. En ayant recours à ce terme, explique Benoît XVI, Jean XXIII a eu une intuition valable à l’époque comme aujourd’hui. « Le christianisme ne doit pas être considéré comme « quelque chose appartenant au passé », ne doit pas non plus être vécu avec un regard tourné « en arrière », parce que Jésus est passé, présent et pour l’éternité ».
« Le christianisme est toujours nouveau » et le Pape recourt à une métaphore : il ne peut être considéré comme un arbre qui, s’étant pleinement développé et ayant donné tous ses fruits, un beau jour vieillit et arrive au crépuscule de son énergie vitale. Pour Benoît XVI, le christianisme est un arbre « en perpétuelle aurore ». Aussi, poursuit-il devant les pères conciliaires, « cet « aggiornamento » ne signifie pas une rupture avec la tradition, mais en exprime la continuité vitale ; il ne signifie pas réduire la foi, l’abaissant à la mode des temps, à la mesure de ce qui plaît, à ce qui plaît à l’opinion publique, mais tout le contraire : comme le firent les pères conciliaires, nous devons (…) apporter l’aujourd’hui de notre temps à l’aujourd’hui de Dieu ».

La pureté de la foi est nécessaire à l’évangélisation

Avec le Concile, l’Église a appris qu’elle devait toujours parler à l’Homme contemporain, mais ceci ne peut advenir que « grâce à la force de ceux qui ont des racines profondes en Dieu, qui se laissent guider par lui et vivent dans la pureté leur propre foi ».
« La mémoire du passé est précieuse, mais n’est pas une fin en soi », conclut Benoît XVI. Pour lui, l’Année de la foi, qui s’est ouverte jeudi, est la meilleure manière de commémorer le Concile : « se concentrer sur le cœur de son message, un message de foi en Jésus, l’unique sauveur du monde ».

D’après Radio Vatican

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Samedi 13 Octobre 2012 à 12:14

Plusieurs milliers de fidèles ont participé, dans la soirée de jeudi (11 octobre), à une procession aux flambeaux 50 ans après l’ouverture du Concile Vatican II, et quelques heures après la messe célébrée place Saint-Pierre par Benoît XVI pour lancer l’Année de la foi. Selon les organisateurs de l’événement, l’Action catholique italienne, 40 000 personnes, dont de très nombreuses familles, ont ainsi quitté le Château Saint-Ange, une petite bougie à la main, pour remonter la Via della Conciliazione jusqu’à la Place Saint-Pierre. Il y a 50 ans, le 11 octobre 1962, Jean XXIII y avait adressé aux milliers de fidèles son «discours à la Lune». Benoît XVI, alors jeune professeur de théologie et parmi la foule rassemblée sous les fenêtres du Pape, a été visiblement marqué par ce discours «inoubliable, plein de poésie et de bonté.»

De la zizanie dans le champ du Seigneur

Ce jeudi soir, Benoît XVI a béni la foule. Dans une intervention improvisée, il a rappelé hier la joie née avec le Concile Vatican II. «Nous étions heureux et pleins d’enthousiasme» à la veille d’un «nouveau printemps de l’Église, d’une nouvelle Pentecôte». «Aujourd’hui encore nous sommes heureux, nous avons de la joie dans le cœur », mais celle-ci, a poursuivi le Pape, est «plus sobre» et «plus humble». Dans son intervention, le Pape a ainsi reconnu que «depuis 50 ans, nous avons appris que le péché originel existe». «Dans le champ du Seigneur, nous avons vu qu’il y a toujours de la zizanie, nous avons vu qu’il y a aussi de mauvais poissons dans les filets de Pierre, nous avons vu que la fragilité humaine est également présente dans l’Église, que la barque de l’Église navigue aussi avec des vents contraires, avec des tempêtes qui menacent cette barque».

Le Seigneur ne nous oublie pas

Avec une grande humanité, le Pape a ensuite confié : «parfois nous avons pensé que le Seigneur dort et qu’il nous a oubliés, c’est une part de l’expérience de ces 50 dernières années», mais «le Seigneur ne nous oublie pas», a rassuré Benoît XVI. Même si son «mode d’action est humble, le Seigneur est présent et donne de la chaleur à nos cœurs. Il créé des charismes de bonté, de charité, qui illuminent le monde». «Le feu du Christ ne dévore pas, ni n’est destructif, c’est un feu silencieux, une petite flamme de bonté», a expliqué le Pape aux milliers de fidèles. Enfin, pour illustrer ce bonheur possible, Benoît XVI a fait siennes les paroles de Jean XXIII, il y a 50 ans. Ce jeudi, le Pape a ainsi invité les fidèles à embrasser leurs enfants lorsqu’ils rentreront chez eux «dites-leur que c’est un baiser du Pape». Jean XXIII avait lui parlé de caresse.

Source: news.va
Photo © Osservatore Romano

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Jeudi 11 Octobre 2012 à 12:07
Messe pour le début de l'Année de la foi

 

Dans son homélie, Benoît XVI a rappelé l’importance du témoignage de foi dans les déserts du monde contemporain.

Dans le désert, il faut surtout des personnes de foi qui par l’exemple de leur vie tiennent en éveil l’espérance. Le Pape, dans son homélie, exhorte les fidèles à entamer un pèlerinage dans nos sociétés où s’est propagé le vide et qui ont connu ces dernières décennies une désertification spirituelle, avec pour seul bagage : « l’Évangile et la foi de l’Église, dont les documents du Concile sont l’expression lumineuse. »
« Si l’Église propose aujourd’hui une année de la foi ainsi qu’une nouvelle évangélisation, indique le Pape, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce que c’est une nécessité encore plus qu’il y a 50 ans! ».
L’urgence est de « raviver » dans toute l’Église cette tension positive, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’Homme contemporain. Et afin que « l’élan intérieur pour la nouvelle évangélisation ne reste pas seulement virtuel », Benoît XVI recommande de s’appuyer sur un fondement concret et précis : les documents du Concile Vatican II. S’y référer « protège des excès, d’une nostalgie anachronique ou de courses en avant ».
Comme il l’a déjà fait a plusieurs reprises, le Pape souligne donc la nécessite de revenir à la lettre du Concile pour en découvrir l’esprit authentique. Accompagnée de cette boussole et attentive aux signes souvent implicite de cet soif de Dieu dans nos sociétés contemporaines, l’Eglise est invitée à rendre témoignage d’une vie nouvelle transformé par Dieu qui, précise le Pape, indique le chemin. Cette année de la foi et le synode consacré à la Nouvelle évangélisation représentent déjà des signes d’encouragement et d’espérance.

Source: Radio Vatican
Photo © Osservatore Romano

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