En route vers le CAM 5 pour « récupérer la joie de l’Évangile, raviver le prophétisme, être agents de communion et de réconciliation »

Dans deux mois, du 10 au 14 juillet, à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), se tiendra le 5e Congrès missionnaire de l’Amérique (CAM 5). Cet événement ecclésial fait partie d’une riche histoire, qui, depuis l’Amérique latine, a illuminé le chemin missionnaire de toute l’Église. Le prochain Congrès sera le dixième d’une longue série ayant débuté au Mexique en 1977, organisé tous les quatre ans dans différents pays d’Amérique latine.

Sous le slogan « Amérique en mission, l’Évangile est joie », le congrès de cette année affrontera le thème « La joie de l’Évangile, cœur de la mission prophétique, source de réconciliation et de communion ». Son objectif général sera de « renforcer l’identité et l’engagement missionnaire ad gentes de l’Église en Amérique afin d’annoncer la joie de l’Évangile à tous les peuples, avec une attention particulière aux périphéries du monde d’aujourd’hui et au service d’une société plus juste, solidaire et fraternelle ».
 

Les axes thématiques qui caractériseront le CAM 5 seront au nombre de quatre :

L’Évangile : parce que ce que le missionnaire annonce naît de ce premier contact avec l’Évangile, et retourne à lui comme source qui dynamise sa vie quotidienne;

La joie : fruit de l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ;

La communion et la réconciliation : le but principal de l’évangélisation et de l’action missionnaire de l’Église est d’atteindre la communion de l’Homme avec Dieu, et celle des Hommes entre eux;

Mission et prophétie : le mandat confié par Jésus aux Apôtres d’être ses témoins.


« Pour ceux qui travaillent dans le domaine de la formation missionnaire, ces thèmes parlent d’une spiritualité profonde et invitent à promouvoir des processus de transformation missionnaire au sein de nos Églises locales », écrit le père Alejandro Marina, directeur du Centre missionnaire Maryknoll en Amérique latine.
« Nombreuses sont les réalités de nos temps : la crise écologique, la violence familiale, le féminicide (meurtre de femmes basé sur le fait qu’elles soient des femmes), la corruption, la drogue, les guerres, le trafic d’êtres humains, poursuit le missionnaire de Maryknoll. Nous devons arriver aux périphéries géographiques et existentielles de ces réalités pour y porter la Bonne Nouvelle » parce que, comme l’affirme le Document d’Aparecida, « l’Église a besoin d’une forte secousse qui l’empêche de s’installer dans la commodité, dans la stagnation et la tiédeur, en marge de la souffrance des pauvres du continent ».

« Comment rallumer en nous la dimension prophétique de notre foi que nous recevons comme mission lors de notre baptême ? De quelle manière tout chrétien peut-il être un agent de communion et de réconciliation dans un monde fragmenté et brisé ? » demande le père Marina, rappelant les paroles du pape François dans l’exhortation apostolique Evangelii gaudium : « Je rêve d’une option missionnaire capable de tout transformer… (…) Telle est l’invitation que fait le prochain CAM 5 : récupérer la joie de l’Évangile, raviver notre action prophétique et être des agents de communion et de réconciliation dans le monde d’aujourd’hui », conclut-il.

Fides/Œuvres pontificales missionnaires

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