Les Églises sœurs

L’Œuvre de Saint-Pierre-Apôtre doit soutenir 942 séminaires en Afrique, Asie, Océanie et Amérique du Sud. Il s’agit de 503 petits séminaires, 125 séminaires propédeutiques et 314 grands séminaires. Cela représente 81 000 séminaristes dont 27 329 grands séminaristes. Il y a eu 5 893 nouveaux candidats au sacerdoce en Afrique cette année, 2 463 en Asie et 1185 en Amérique du Sud. Les besoins sont considérables. (OPM. Chiffres de 2008)

Un besoin vital de prêtres dans les Églises sœurs

Les Églises jeunes sont en pleine expansion. Certaines viennent de naître dans des lieux où l’Évangile était encore totalement ignoré. D’autres connaissent une vitalité extraordinaire avec un nombre important de catéchumènes, mais beaucoup ignorent encore totalement l’Évangile. Les églises sont pleines de jeunes et de familles, mais malgré l’abondance des vocations, beaucoup d’Églises manquent de prêtres. Les villages isolés ne voient le prêtre que quelques fois dans l’année. Dans ces pays où l’Évangile est accueilli chaleureusement, la croissance des Églises est freinée par le manque de prêtres.

«Alors que la première évangélisation reste nécessaire et urgente dans de nombreuses régions du monde, le manque de clergé et de vocations affligent aujourd’hui divers diocèses et Instituts de vie consacrée. Il est important de réaffirmer que, malgré la présence de difficultés croissantes, le mandat du Christ d’évangéliser tous les peuples demeure une priorité. Aucune raison ne peut en justifier un ralentissement ou une stagnation, car «le mandat d’évangéliser tous les hommes constitue la vie et la mission essentielle de l’Église» (Paul VI). Mission qui «en est encore à ses débuts et nous devons nous engager de toutes nos forces à son service» (Jean-Paul II). Comment ne pas penser ici au Macédonien qui, étant apparu en songe à Paul, criait : «Viens en Macédoine et aide-nous» ? Ils sont nombreux aujourd’hui ceux qui attendent l’annonce de l’Évangile, ceux qui ont soif d’espérance et d’amour. Ceux qui se laissent interpeller à fond par cette demande d’aide, qui se lève de l’humanité, quittent tout pour le Christ et transmettent aux hommes la foi et l’amour pour Lui !»

Benoit XVI, message pour le Dimanche missionnaire mondial de 2008

Un appel à l’aide

Les Œuvres pontificales missionnaires ne fonctionnent pas comme une simple association décidant de réaliser ses propres projets ailleurs dans le monde. Non, l’Église a voulu que tous les baptisés participent à la collecte. Et elle a voulu que toutes les Églises locales participent à la répartition des dons, pour que les plus pauvres reçoivent selon leurs besoins. Plus de 1100 diocèses, qui sont sous la responsabilité de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, sont aidés de par le monde. C’est ce qui assure aussi la stabilité de l’élan missionnaire là où il y a très peu de moyens. Et pourtant malgré ces gros efforts, un tiers de projets ne trouvent pas de financement. Alors entendons Benoît XVI dans cet appel : «Qui d’autres que les catholiques peuvent soutenir le développement de l’Église ?»

«Il ne s'agit plus simplement de collaborer à l'activité d'évangélisation, mais de se sentir soi-même protagoniste et coresponsable de la Mission de l'Église. Cette coresponsabilité exige que croisse la communion entre les communautés et que s'intensifie l'aide réciproque en ce qui concerne tant le personnel (prêtres, religieux, religieuses et laïcs missionnaires) que l'utilisation des moyens nécessaires aujourd’hui pour évangéliser.»

Benoît XVI Message pour la Journée missionnaire mondiale 2007

Prêtre pour toute l’humanité

Le prêtre est ordonné pour toute l’Église et avec le souci de toute l’Église. Nous aussi, nous devons considérer les prêtres des Église sœurs comme nos prêtres car nous formons une seule Église universelle, qui traverse les frontières et les cultures. En aidant les Églises sœurs, nous aidons le Christ à nous donner des prêtres.

 

Témoignage

«Le diocèse de Morondova (Madagascar) ne compte que deux prêtres diocésains. Les 28 autres prêtres sont tous religieux. Nous avons 7 grands séminaristes. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est un signe d’espérance. Jamais nous n’avons eu autant de séminaristes depuis la fondation du diocèse. Ici 80% de la population attend toujours la première évangélisation. On prépare la relève des missionnaires en préparant des prêtres qui seront apôtres et missionnaires.»

Mgr Donald Pelletier, évêque de Morondova