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14 Juil 2022

Hommage à toute une génération

P. Yoland Ouellet, o.m.i.

Le 24 juillet 2022, toute l’Église célèbre la IIe Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées. En fêtant le 90e anniversaire de naissance de mon père Bertholet, cet été, je veux profiter de cette occasion pour rendre hommage à toute une génération de personnes qui nous ont marqués par le témoignage de leurs valeurs et de leur foi, et qui ont fait de nous ce que nous sommes devenus aujourd’hui.

Il faut dire le plus important, d’abord : ces gens ont beaucoup aimé. Ils ont partagé les joies et aussi les peines de la vie de leurs proches comme celle de leurs voisins. Ils ont été compatissants et le demeurent encore aujourd’hui.

Nés et faisant leurs premiers pas dans un monde qui a connu la guerre, ils ont pourtant cru en la bonté des êtres humains, pratiquant la bonté eux-mêmes au fil du quotidien. Ils ont appris comment être des artisans de paix et du bien-être commun en toute circonstance.

Ils ont souvent vécu dans de grandes familles remplies de cousins et des cousines, d’oncles et de tantes. Ils y ont reçu l’amour en héritage et appris le partage envers les autres, à donner le meilleur d’eux-mêmes, dans l’oubli de soi en pensant au bonheur d’autrui. L’ADN de Dieu dans les veines, ils ont une grande capacité d’aimer, développant à la fois les gênes de la paternité comme ceux de la maternité.

Ils ont affronté bien des tempêtes et des épreuves de toutes sortes, avec la force et le courage que donnent la foi et l’espérance chrétiennes. Au fil du temps, ils ont voulu transmettre tout doucement cette foi et les valeurs puisées à l’Évangile, car ils savaient que c’était leur mission éducative la plus importante! Ils ont alors réussi à nous communiquer des idéaux, des principes et des lois, véritables bienfaits pour les couples, les familles et la société d’aujourd’hui.

J’admire en eux la capacité de tendresse et d’affection dans les relations familiales et dans les amitiés partagées. Cette tendresse refait sans cesse la communion des personnes et l’unité des familles. Ils ont ainsi fait de celles-ci des laboratoires dans lesquelles on grandit avec l’essentiel et non le superficiel, l’amour et non le narcissisme ou encore l’individualisme.

Bref, ils nous rappellent que les familles, ce sont nos racines, des écoles de vie et de croissance dans l’amour. Cet amour n’est pas juste une question de « feeling », un ressenti émotionnel. Car le cœur a ses raisons, et nous demande de raisonner et y établir des objectifs clairs et universels pour nous guider dans la grande aventure de l’amour.

Je recommande de lire le quatrième chapitre de La joie de l’amour, du pape François (2016), pour comprendre quel est le véritable amour. Il est patience, service, et n’est pas arrogant; il est amabilité, détachement de l’intérêt de soi, douceur, humilité, pardon; il est confiant, espérant, et il supporte tout. (cf. 1 Co 13, 4-7 )

Bravo à cette génération qui nous a montrée comment tout cela se cultive dans nos vies et comment cela porte des fruits qui demeurent jusqu’à la vie éternelle.

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