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14 Sep 2022

Le Pape à Québec : une symbolique extraordinaire dans les gestes ordinaires

Retour sur une épisode de la visite du Pape au Canada, tel que racontée par l'abbé Alexandre Kabera.

Sur le parvis de la basilique Sainte-Anne, à Québec, jeudi le 28 juillet 2022, j’ai assisté à la messe de « guérison et de réconciliation » selon les termes de la présentatrice de la cérémonie. Cette messe s’inscrivait dans un large programme de rencontre entre le Pape et les Peuples autochtones du Canada. Ceux-ci occupaient plus de 70% des places assises à l’intérieur de la basilique.

Il n’était pas facile d’obtenir les billets pour assister à cette messe, même de l’extérieur. Mais une fois sur place, le cortège du Pape se dirigea vers la foule assemblée dans les jardins de la basilique. Les gens étaient très émus de voir le Saint-Père les saluer. Il entra dans la basilique et les gens à l’extérieur suivaient la messe sur les grands écrans.

Le chant d’entrée Peuples de Dieu, cité de l’Emmanuel créa une ambiance de profondeur spirituelle. La prédication du Pape s’est basée sur le récit des disciples d’Emmaüs (Luc 24). Dans nos fragilités et nos faiblesses; quand nous sommes prisonniers du sentiment d’échec qui nous paralyse, l’Évangile nous annonce que nous ne sommes pas seuls. Quand l’échec cède à la rencontre, nous nous retrouvons sur le chemin de la réconciliation avec nous-mêmes, avec les autres et avec Dieu.

Le Pape nous invita à suivre cet itinéraire de l’échec à l’espérance et à éviter la tentation de la fuite des lieux d’échec pour ne pas les affronter. Quand nous sommes dépouillés de tout, le Seigneur vient à notre rencontre. Jésus est le seul chemin. Il nous indique la voie pour guérir et nous réconcilier, nous redécouvrir comme enfants bien-aimés du Père appelés à vivre ensemble comme frères et sœurs. Une fois réconciliés avec Dieu, les autres et nous-mêmes, nous devenons des instruments de réconciliation et de guérison. Le Saint-Père termina ainsi son sermon : « Reste avec nous Seigneur, car si tu marches à notre côté, l’échec s’ouvre à l’espérance ».

Pendant la messe, les gens étaient dans un esprit de pèlerinage. Certains portaient les drapeaux et signes religieux selon leurs groupes de prière ou communautés d’appartenance religieuse. À côté de moi, un groupe chantait en espagnol avec un drapeau argentin. Non loin de là, un autre groupe des autochtones faisaient des rituels propres à leurs croyances avec la fumée qui montait et les incantations de prière dans leurs langues. Diverses dévotions se retrouvaient ensemble.

Le cardinal Cyprien Lacroix remercia le Pape pour d’être venu nous accompagner sur le chemin de guérison comme les disciples d’Emmaüs. Il prononça un merci solennel en français, en anglais, en espagnol et en quelques langues autochtones, avant d’ajouter : « Au nom de tous, merci! Et bonne route, Santo Padre ».

Pour clôturer la cérémonie, il fut rappelé qu’il y a 20 ans, à la même date, le pape Jean Paul II célébrait la messe de clôture des Journées mondiales de la jeunesse à Toronto. À cette occasion, le chant thème était Lumière du monde. Ce même chant fut repris pour lever l’assemblée après la bénédiction du Saint-Père.

 

Photos: © Pascal Huot/AMéCO

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